Avoir la paix
Plus je vieillis, plus je comprends quelque chose d'important : rien ne vaut la paix. Avoir la paix d'esprit est un sacré luxe qu'il faut préserver.
Est-ce que vous aussi il vous arrive de vous retrouver en compagnie de personnes avec lesquelles vous ne parvenez même plus à vous entendre penser ?
C'est mon cas lors de la rédaction de cet article.
Les personnes en question ont beau être dans la pièce d'à côté, elles parlent tellement fort que je les entends très distinctement même avec la porte fermée et un casque sur les oreilles. Bon, ok, je ne mets jamais le son très fort pour ne pas m'exploser les tympans, mais tout de même.
Et je fais présentement de mon mieux pour ne pas aller leur dire de baisser le volume ou mieux, de se la fermer. Je vous assure que je prends beaucoup sur moi, ça m'arrive assez souvent. J'essaye de contenir la tension et de la diminuer même si cela me demande des efforts inimaginables.
D'un autre côté, c'est cet agacement qui m'a donné l'idée de cet article, donc ce n'est finalement pas si mauvais. Une preuve supplémentaire qu'il existe du positif dans chaque situation, il suffit simplement de voir les choses sous un angle différent.
Ce qui nous amène à ma réflexion du jour.
J'ai l'impression que pour la plupart, les gens n'en ont pas grand-chose à faire de ce qui les entoure et ne pensent qu'à leur petite personne. Ce n'est souvent pas qu'une impression, d'ailleurs. Selon eux, c'est toujours à celui qui est dérangé de faire des efforts, de partir si une situation ne lui convient pas. C'est en tout cas ce que j'ai souvent entendu. Qui a raison ? Qui a tort ? C'est un sujet qui demande réflexion.
C'est exactement comme les numéros de démarchage qui nous appellent continuellement. Sérieusement, je reçois des appels de ce genre jusqu'à sept fois par jour, c'est infernal. J'ai beau les bloquer systématiquement, on m'appelle toujours. Je sais que nous sommes nombreux dans ce cas, mais je me demande : pourquoi ? Pourquoi des gens ressentent-ils toujours le besoin d'enquiquiner (pour parler poliment) des personnes qui n'ont rien demandé ?
Cela n'est pas logique dans mon esprit, ça ne l'a jamais été. Au-delà des inconnus qui nous attaquent sans raison apparente, je me suis toujours questionnée sur pourquoi il existe des personnes qui ressentent le besoin viscéral d'emmerder des gens qu'ils n'aiment pas ?
Je veux dire, si vous n'aimez pas quelqu'un, laissez-le tranquille, ignorez-le. Je vous assure qu'il n'existe rien de plus facile.
Mais bon, aujourd'hui je le sais, il est très difficile d'ignorer quelqu'un que l'on n'aime pas, j'en ai fait les frais. Je tentais de rester éloignée des personnes qui ne pouvaient pas me voir mais elles me suivaient à la trace.
D'où ma question préférée : pourquoi ?
Qu'est-ce que cela apporte de détruire une personne ? Y a-t-il vraiment des gens qui prennent plaisir à faire cela ?
Pourquoi est-ce que je pose la question si je connais déjà la réponse ? De par mon expérience, oui, je sais que les gens éprouvent du plaisir à détruire quelqu'un. C'est un plaisir que je ne comprends pas parce que je n'ai jamais ressenti le besoin de démolir une personne pour me sentir bien, mais si j'en juge par mon histoire, ce n'était pas le cas des gens que j'ai rencontrés dans ma vie. Pour la plupart, en tout cas, il existe tout de même des personnes bienveillantes, heureusement, d'ailleurs.
On en revient à ce que je disais, quand on se sent bien, on ne cherche pas à détruire les gens. Cela vaut non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi et surtout dans la vie réelle.
Et surtout, je suis convaincue que quand on est mentalement équilibré, on n'éprouve pas le besoin de blesser quelqu'un consciemment pour tout et n'importe quoi, et surtout, on n'arbore pas un sourire qui s'élargit en voyant à quel point la personne a mal.
Alors, je ne suis pas une sainte et j'ai un sale caractère, je n'ai jamais eu aucun problème à l'admettre, par contre, je n'ai jamais blessé quelqu'un volontairement, au contraire. Il n'y a qu'à voir la façon dont je m'excuse si je marche malencontreusement sur le pied de quelqu'un. Et si jamais mes paroles sortent d'une façon qui déplaît et que l'on me le fait savoir, je ne sais plus où me mettre.
Même si, encore une fois, je ne suis pas responsable de la façon dont les gens reçoivent ce que je dis. À force de la répéter, cette phrase va bien finir par s'imprégner dans mon cerveau.
Et dans le vôtre aussi, peut-être.
Préférons répandre de la gentillesse et des bonnes ondes plutôt que de la méchanceté, le monde ne s'en portera que mieux. Et nous aussi, par la même occasion.