Chronique n°1

Chronique - Spontanéité - stresser - J'expérimente

Chronique n°1 : Spontanéité et singularité


C'est par une journée enneigée que j'écris ces mots, sans savoir où ils vont me mener. Les mots s'enchaînent et donnent quelque chose de très beau, au final.

J'aime bien faire cela, ça change et surtout, ça me sort de cette idée que tout contenu doit être minutieusement réfléchi, structuré et planifié, comme si la spontanéité était quelque chose de mal.

Eh oui, structurer ma pensée a toujours été compliqué pour moi et puis, je n'aime pas prévoir mes sujets à l'avance, ça me met vraiment très mal à l'aise. Comme beaucoup de choses dans la vie, j'ai envie de vous dire. La spontanéité, il n'y a que ça de vrai. C'est ce que je recherche dans la vie, dans mes activités comme dans mes relations. J'oserais même dire que c'est un nécessaire pour que je me sente bien.

Effectivement, quand je suis spontanée, je n'ai pas le temps de stresser.


Mais si j'en crois ce qui est valorisé dans la société, c'est mal vu d'être spontané, tout comme c'est mal vu de faire les choses différemment des autres, même si cela n'a aucune incidence sur leur vie. Deux exemples très simples : le style vestimentaire et les boissons

N'avez-vous pas remarqué comme les gens portent de moins en moins de couleurs ? Tout est aseptisé ; on ne voit que du blanc, du beige, du gris et du noir partout. Autant vous dire que moi qui adore les couleurs vives, il m'arrive souvent de dénoter. La dernière fois que j'étais au resto, les gens autour de moi portaient tous les teintes citées précédemment et moi, j'avais un pull rose vif. On pouvait difficilement me louper.

Pour le second exemple, quand par une journée glaciale, beaucoup écrivent avec une tasse de thé, de café ou de chocolat chaud à côté d'eux, c'est une bouteille d'eau à température ambiante qui me tient compagnie. L'eau a toujours eu ma préférence et puis, de toute façon, je n'aime pas les boissons chaudes. Je sais, c'est original. Les gens le prennent toujours mal quand j'en refuse et je dois bien vous avouer que c'est quelque chose que je ne comprends pas, mais il y a tellement de choses que je ne comprends pas...

Comme, pourquoi le style prime-t-il sur le bien-être ? Pourquoi l'apparence est-elle si importante ? Pourquoi les gens ne s'intéressent-ils qu'aux futilités ? Pourquoi nous sentons-nous obligés de porter un masque dès que nous sommes en présence d'autrui ? Pourquoi les gens sont-ils toujours si prompts à juger nos moindres faits et gestes ?

J'ai tellement de "pourquoi" dans ma tête, pour à peu près tous les sujets de la vie, en réalité. Je les aime mes pourquoi parce que j'aime chercher les réponses qui m'amènent d'autres questions et qui me font découvrir encore plus de choses.

Et pourtant, je vous assure que l'on m'a déjà reproché de ne pas poser assez de questions. Mais le fait est que, je ne vois pas pourquoi j'en poserais si j'ai tout compris au sujet et qu'aucune ne me vient en tête simplement pour flatter les gens.


Ouais, dire quelque chose aux gens simplement pour leur faire plaisir, ce n'est pas vraiment mon genre. Pas du tout.

De toute façon, je ne peux rien cacher, jamais, ce que je pense se voit automatiquement sur mon visage sans que je puisse y faire quoi que ce soit. C'est quand même assez handicapant. Remarquez, au moins, on ne peut pas me reprocher de me montrer fausse. Des personnes fausses, qu'est-ce qu'il peut y en avoir.

Combien nous serrent la main pour mieux nous planter un couteau dans le dos ? Combien prétendent qu'ils nous apprécient pour mieux nous mépriser lorsqu'ils pensent qu'on ne les entend pas ? Combien, même, nous prennent en traître face à une autre personne ?

Beaucoup trop de monde.

Nous avons tous connu des personnes comme cela. D'ailleurs, peut-être même que vous qui êtes en train de me lire, vous êtes ce genre de personne. Peut-être même que vous ne voulez pas vous l'avouer. Peut-être que j'ai réveillé quelque chose en vous et que votre mentale tente de combattre votre petite voix intérieure en vous répétant "Non, je ne suis pas comme ça !"

Je ne porte aucun jugement sur vous, vous êtes comme vous êtes, et peut-être que si ces mots ont résonnés en vous, c'est que vous êtes sur la bonne voie pour évoluer. Peut-être que j'ai réveillé quelque chose chez vous.

Moi, j'aime bien avoir des discussions de ce genre avec les gens. J'aime parler avec des personnes qui me font réfléchir. Ces réflexions m'amènent toujours à évoluer, même si c'est des années après parce que je n'ai pas tout compris sur le moment, ou parce que je n'étais pas totalement réceptive.

J'aime échanger, c'est de cela dont j'ai besoin, échanger dans le respect. 


Et j'ai aussi besoin de lancer J'expérimente sur un chemin qui lui correspond, un chemin que j'ai commencé à emprunter et duquel je me suis détournée, quelques fois.

Mais ça ne fait rien, c'est bien d'aller voir ailleurs aussi. C'est comme cela que l'on s'aperçoit de ce pourquoi on est réellement fait. Et vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai pris en rédigeant cet article parce que, justement, j'y suis allée à l'instinct, sans réfléchir à ce que j'allais écrire.

J'expérimente va bientôt fêter ses deux ans, il grandit, je grandis avec lui et, peu à peu, je me rends compte de l'orientation que j'ai envie de lui donner.

La suite s'annonce différente tout en étant assez proche de ce que j'ai déjà fait parce qu'après tout, je reste moi, même si je ne suis plus la même qu'hier.


Voyez où me mène mon cerveau quand j'écris sans aucun but. J'adore ces petits voyages et j'ai la ferme intention d'en faire encore beaucoup cette année.

Et peut-être les années futures. Qui sait ?