Chronique n°2
Chronique n° 2 : Demander de l'aide
Je n'ai pas prévu d'écrire autant de chroniques, et surtout pas aussi rapprochées, je n'ai rien prévu du tout en réalité, je ressens juste le besoin d'écrire comme cela me vient aujourd'hui.
J'ai envie de partager des ondes positives sur ce blog mais il y a des moments où cela m'est impossible car je ne vais pas assez bien pour le faire et je refuse d'écrire des choses que je ne pense pas sur le moment.
Parce qu'en ce moment, je ne pense pas que les choses vont bien pour moi. Pas du tout. En réalité, depuis plusieurs mois, je vis une accumulation de déconvenues, certaines plus importantes que d'autres. On pourrait me dire que ça n'est rien et que je dois relativiser, mais voyez-vous, plus le temps passe, plus de nouvelles emmerdes arrivent, plus je me demande quand ça va s'arrêter.
Ça s'arrêtera un jour, je le sais, la vie est faite de telle sorte qu'après un immense coup dur viennent de bons moments de la même intensité. Je me demande juste quand est-ce que ça va s'arrêter.
Je n'aime pas me plaindre, mais j'ai besoin d'un endroit pour extérioriser mes émotions et ici, je peux le faire, en ayant bien conscience que personne, tout le monde et n'importe qui peut me lire. C'est bien comme ça.
Après tout, même si j'écris pour moi depuis des années, c'est aussi bien de partager ce que l'on a dans la tête avec le monde, même si je n'aurai probablement aucun retour sur ce que je dis. Ça me convient. D'ailleurs, je ne veux même pas que l'on me dise que les choses finiront par s'arranger. Merci, ça, comme je l'ai exprimé plus haut, je le sais déjà. Je refuse que l'on me dise de relativiser parce que des gens connaissent pire ; merci, je suis au courant, mais je n'en ai rien à faire. J'ai juste besoin que l'on compatisse à ma douleur et que...
Que l'on m'aide.
Que l'on m'aide dans tous les domaines où j'ai besoin d'aide.
Je me dis qu'en rédigeant cette chronique, peut-être que quelqu'un m'apportera ce que je demande.
S'il y a quelque chose à savoir à mon sujet, c'est que je ne suis pas du genre à demander des choses, bien au contraire.
D'un côté, parce qu'une partie de moi estime que je ne mérite rien de bien ou d'exceptionnel. De l'autre, parce qu'à chaque fois que j'ai osé formuler une demande à quelqu'un, on m'a toujours répondu de façon défavorable. Quand on m'a répondu.
Car oui, les personnes qui me reprochent de ne pas m'ouvrir et de ne pas aller vers les gens ne me répondent JAMAIS quand je fais un pas vers elles. Ou alors, me reprochent de ne pas poser assez de questions ou, à l'inverse, de trop en poser. Que les gens se mettent d'accord, à un moment.
C'est bien de me reprocher des choses, mais encore faudrait-il avoir les mains propres. Je me remets en question dès que l'on me fait des remarques, mais cela ne semble pas être le cas de ceux qui me reprochent ma façon d'être. Ces mêmes gens qui d'ailleurs ne me croient pas quand je dis quelque chose car ils veulent à tout prix avoir raison et donc, c'est à moi de m'écraser.
Je ne suis pas une sainte, je n'ai jamais prétendu l'être, mais je n'ai pas non plus tous les torts, ceux-ci sont partagés.
J'ai au moins cet avantage pour moi, j'ai conscience que j'évolue en permanence et je me refuse à rester bloquée dans les mêmes schémas. J'avance et j'essaye de faire les choses différemment. Après tout, les leçons se répètent tant qu'elles ne restent pas en tête.
Peut-être que j'ai enfin tiré des leçons de toutes les fois où j'ai été aussi mal, peut-être que je vais enfin réussir à les appliquer.
Ces leçons sont :
— Il n'y a aucun mal à avoir besoin d'aide.
— Les gens ne sont pas obligés de me répondre ou de me croire.
— Tout finit toujours par passer.
— Plus je vais vouloir résister au changement et à la souffrance, plus j'aurai mal.
Alors, j'ai décidé de laisser la vie faire son œuvre une fois de plus. Je fais avec les outils que j'ai entre les mains en cet instant, je fais de mon mieux en laissant les évènements se produire ; de toute façon, il m'est impossible de les contrôler.
Je me répète inlassablement que si je souffre intensément maintenant, c'est pour que de merveilleux moments arrivent.
Merci d'avoir lu cette chronique. Si vous vous êtes retrouvés dans mes mots, j'espère que ceux-ci vous aideront.
Souvenez-vous que si vous souhaitez me contacter pour échanger à propos de n'importe quel sujet, vous pouvez le faire à l'adresse suivante : jexperimente.blog@gmail.com