Chronique n° 3

Courage - Vivre - J'expérimente

Chronique n° 3 : Courage


Le titre de cette chronique m'est venu avant que je sache de quoi j'allais vous parler. C'est habituellement l'inverse mais, écoutez, un peu de changement ne fait jamais de mal, bien au contraire.

Le changement, j'aimerais bien qu'il arrive, en ce moment.

Il y a deux semaines, lors de la rédaction de ma précédente chronique, je vous disais à quel point j'allais mal. Je vais toujours mal,  pas plus mais pas moins non plus. J'en suis toujours au même point même si j'ai l'impression que certains leviers sont en train de se débloquer dans ma tête. Au moins, c'est plaisant de constater cela.

Ce passage à vide est juste une étape.

En effet, si je vais si mal que ça en ce moment, c'est pour que je connaisse quelque chose de beau ensuite, quelque chose qui me correspondra mieux et dans lequel je me sentirai épanouie.

Jusqu'à la prochaine fois.

C'est à la fois tranquillisant et angoissant de savoir qu'aucun état n'est fait pour perdurer ; ni la tristesse, ni la joie.

Cependant, c'est un avantage d'en avoir conscience.


Comme je ne suis pas dans les meilleures dispositions mentales en ce moment, j'ai tendance à me replonger dans mes souvenirs, pas forcément les bons, mais ceux-ci ont toujours connu une belle issue. C'est ce qui me conforte dans le fait que la suite de cette mauvaise passe sera belle.

Parmi ces souvenirs, il y a le compliment que m'avait fait mon prof de sport lorsque j'étais en cinquième : "Tu as un courage exemplaire."

Cette phrase ne m'est jamais sortie de la tête. J'aime y repenser et me dire que le courage fait naturellement partie de ma personnalité. Ce n'est pas quelque chose que j'ai acquis, ce n'est pas quelque chose que l'on m'a transmis, c'est là en moi depuis toujours.

C'est ce courage qui m'a permis de tenir lors du harcèlement que j'ai subi, puis lors de ma dépression, puis lors de différents rejets que j'ai vécus, puis quand j'apprenais tout ce qu'il était possible d'apprendre seule, puis lorsque j'ai dû recommencer mon blog de zéro et créer J'expérimente.

Mais d'un autre côté, les moments où je vais mal, je me focalise sur mes peurs et je me dis que le courage m'a quitté ou pire, que je n'en ai jamais eu et que c'est une jolie histoire que je me raconte, que je refuse de voir mes défauts.

Et en même temps, je me dis que je me remets un peu trop en question mais que je suis lucide, mais aussi que j'aime me voiler la face.

Vous voyez, je ne parviens pas à trouver un équilibre. J'ai l'impression que cet équilibre, je passerai ma vie à le chercher.

Cependant, il y a une chose dont je suis sûre : tout est toujours parfait.


Ce que je vis en ce moment est exactement ce que je dois vivre et ne pourrait pas mieux se passer. Peu importe le temps que cela prendra, j'en ressortirai grandie car j'aurai acquis de nouvelles expériences et j'aurai rencontré et perdu de nouvelles personnes.

Oui, les gens ne sont que de passage dans notre vie. Ils sont là pour nous apporter quelque chose et, à partir du moment où ils ne nous servent plus, ils disparaissent en nous ayant laissé un impact plus ou moins grand.

Je ne saurais déterminer ce qui est mieux entre un minuscule et un immense impact. La seule chose que je sais, c'est que plus l'impact est important, plus la douleur de la séparation semble insurmontable.

Parfois, je me demande s'il est effectivement possible de faire le deuil de ce genre de relation et de réussir à définitivement passer à autre chose. Je ne m'aventurerai pas à poser la question à qui que ce soit, cependant. J'imagine que seul le temps m'apportera la réponse.


Le temps… C'est bien l'un des plus grands mystères qui existent. En effet, personne ne peut savoir avec exactitude combien de temps il lui reste.

Pourtant, nous passons la quasi-entièreté de notre vie à nous inquiéter pour l'avenir, à nous préoccuper pour des choses qui n'arriveront probablement jamais, même et surtout pour des choses que nous ne vivrons peut-être pas.

Nous ne sommes jamais sûrs de vivre quoi que ce soit.

Dans ce cas, pourquoi ne repoussons-nous sans cesse le moment de faire les choses que nous voulons faire ? Serait-ce par manque de courage ?

Car qu'on se le dise, les évènements que nous désirons le plus vivre sont ceux les plus à même de transformer notre vie pour de bon.

Et si nous avions simplement peur d'élargir notre zone de confort ? Et si le courage, c'était de faire un pas vers ce qui nous fait le plus vibrer pour vivre avant qu'il ne soit trop tard ?


C'est sur ces deux sujets de réflexion que je vous laisse.

Je vous rappelle que si vous souhaitez me contacter pour échanger sur quelque sujet que ce soit, vous pouvez le faire à l'adresse suivante : jexperimente.blog@gmail.com